Mon feu sacré

Mon feu sacréMon feu sacré

Lorsque mes mains se posent sur elle
Lorsque mes mains se posent sur lui
Un élan de tendresse, chaque fois, m’envahit

Masser
Et se réinventer sans cesse
Juste accueillir, ne pas juger

Masser
Approcher, avec une infinie douceur,
Le petit enfant,
Qui sommeille en lui, qui sommeille en elle
Et qu’il ou elle
Avait parfois longtemps oublié

Masser
C’est dire avec les mains
Les mots dictés par son Cœur
Accueillir les rires ou parfois les pleurs

Masser
Fermer les yeux, danser son corps, chanter la Vie
Se laisser guider
Oublier de penser
Il n’y a nulle part où aller
Ne rien attendre, ne rien prétendre
Etre là juste pour l’accompagner
Et lui signifier
Qu’il n’est ni trop tard ni trop tôt
Pour apprendre à s’aimer

Masser
Puis lentement se détacher
Revenir ici et maintenant
Dans le silence bienveillant
De mon temple sacré
Et remercier la Vie
Pour cette chance inouïe
Qui m’est donnée :
Partager mon feu sacré !

Martine Rheims
21 juin 2015